Khusanov, El Aynaoui et Sangaré symbolisent la réussite du RC Lens sur le marché des transferts.
Le RC Lens confirme sa réputation de spécialiste des plus-values. Après Abdukodir Khusanov et Neil El Aynaoui, le club artésien s’apprête à réaliser une nouvelle vente majeure avec Mamadou Sangaré. Brentford négocie un transfert estimé à 48 millions d’euros, hors éventuels bonus. L’opération n’est pas encore officiellement bouclée, mais le milieu malien a quitté le groupe lensois pendant la finalisation du dossier.
Arrivé du Rapid Vienne durant l’été 2025 pour 5 millions d’euros fixes, auxquels pouvaient s’ajouter 3 millions de bonus, Sangaré pourrait rapporter six à neuf fois son prix d’achat après une seule saison. Une telle vente dépasserait les 40 millions fixes versés par Manchester City pour Khusanov, recruté par Lens en 2023 pour seulement 100 000 euros.
Le cas de Neil El Aynaoui illustre la même méthode. Acheté environ 600 000 euros à Nancy en 2023, le milieu marocain a rejoint l’AS Roma deux ans plus tard pour 23,5 millions d’euros, plus 1,5 million de bonus. Entre ces trois joueurs, Lens pourrait ainsi dépasser 110 millions d’euros de recettes fixes, pour moins de 9 millions investis au départ.
Cette réussite repose sur un recrutement ciblé, du temps de jeu accordé rapidement et une capacité à vendre au moment où la valeur des joueurs atteint son sommet. Elle reste toutefois accompagnée d’un risque sportif : perdre régulièrement ses meilleurs éléments oblige le club à reconstruire. Dans un football français fragilisé par la baisse des revenus audiovisuels, ce modèle constitue néanmoins une ressource essentielle.










