Khaldoon Al Mubarak occupe à la fois une place centrale à Manchester City et dans l’investissement émirati, ce qui renforce la dimension politique du dossier.
Le dossier financier de Manchester City ne se limite plus à la Premier League. Après le verdict d’une commission indépendante contre le club, plusieurs médias britanniques et Bloomberg ont fait état de tensions croissantes entre le Royaume-Uni et les Émirats arabes unis. Des responsables émiratis auraient averti que l’issue du dossier pourrait peser sur la relation bilatérale et sur de futurs investissements.
Manchester City a fait appel du verdict et continue de contester les conclusions rendues contre lui. Les sanctions définitives ne sont donc pas encore arrêtées. Mais la question a pris une dimension particulière en raison du rôle de Khaldoon Al Mubarak, président du club et dirigeant de Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dhabi. Il avait rencontré le ministre britannique du Commerce Jonathan Reynolds peu avant la publication du verdict.
Selon Bloomberg, cette réunion concernait les investissements émiratis au Royaume-Uni et Manchester City n’y aurait pas été directement abordé. Cela n’empêche pas le dossier d’alimenter une forte sensibilité diplomatique. Les Émirats ont investi des dizaines de milliards de livres dans l’économie britannique ces dernières années, notamment dans la technologie, les sciences de la vie et les infrastructures.
Le point essentiel est donc de distinguer deux plans : la procédure sportive, qui doit rester traitée par les instances compétentes, et la relation économique entre Londres et Abou Dabi. Si les deux sujets se croisent politiquement, cela ne signifie pas que le gouvernement britannique peut modifier une sanction sportive. En revanche, l’affaire montre à quel point un grand club moderne peut devenir un enjeu dépassant très largement le football.
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