Club Bruges
Le Club Bruges confirme saison après saison qu’il est devenu l’un des modèles les plus efficaces du football européen en matière de trading. Depuis l’exercice 2022-2023, les principaux départs recensés représentent environ 353,5 millions d’euros d’indemnités potentielles ou annoncées, sans même tenir compte de toutes les ventes secondaires du club. Une performance d’autant plus remarquable que Bruges continue parallèlement à jouer les premiers rôles en Belgique.
La saison 2026-2027 illustre parfaitement cette stratégie. Christos Tzolis est associé à une opération de 40 millions d’euros, Aleksandar Stankovic à 23 millions, Raphael Onyedika à 9 millions et Joel Ordóñez à environ 30 millions. Soit plus de 100 millions d’euros sur quatre joueurs. Les exercices précédents avaient déjà vu partir Chemsdine Talbi, Maxim De Cuyper, Ardon Jashari, Igor Thiago, Antonio Nusa, Abakar Sylla, Charles De Ketelaere ou encore Loïs Openda contre des montants importants.
La force de Bruges ne réside pourtant pas simplement dans sa capacité à vendre. Le club parvient surtout à remplacer avant de vendre. Son recrutement cible des joueurs encore sous-évalués, souvent jeunes, capables de progresser rapidement grâce au temps de jeu, aux compétitions européennes et à une structure sportive stable. Une fois leur valeur fortement augmentée, Bruges accepte de vendre et recommence le cycle.
C’est précisément ce qui distingue ce modèle d’un simple club vendeur. Les départs à répétition n’ont pas empêché Bruges de rester extrêmement compétitif sur le plan national. Le véritable actif du club n’est donc pas un joueur précis, mais son système de scouting, de développement et de valorisation. À l’heure où de nombreux clubs cherchent un modèle économique durable, Bruges démontre qu’il est possible de vendre massivement sans renoncer aux résultats.
À suivre : le Mercato de 18 h.






