Flamengo fait partie des clubs brésiliens très exposés à la disparition des sponsors issus des paris en ligne.
Le football brésilien s’apprête à perdre l’une des sources de sponsoring qui ont le plus progressé ces dernières années. La décision du gouvernement d’interdire les paris en ligne doit prendre effet le 6 octobre et les clubs calculent déjà l’ampleur du manque à gagner. Selon Reuters, les équipes de Serie A avaient perçu environ un milliard de reais, soit près de 192 millions de dollars, en revenus publicitaires directs liés aux bookmakers en 2025.
L’effet ne sera pas identique pour tous les clubs, mais les plus puissants sont également parmi les plus exposés. Flamengo estime que l’impact global sur ses revenus pourrait atteindre 400 millions de reais si l’on additionne la disparition de contrats, les effets sur certaines activations commerciales et les conséquences indirectes sur son modèle économique. La direction du club conteste la mesure et le secteur tente encore d’obtenir un changement devant les institutions brésiliennes.
Le problème dépasse le simple remplacement d’un sponsor maillot. Les recettes des paris avaient été intégrées à des budgets construits autour de masses salariales élevées, d’investissements sur le marché des transferts et de contrats longs. Si cette ressource disparaît brutalement, certains clubs devront soit trouver des annonceurs capables de payer des montants comparables, soit réduire leurs dépenses. Dans un championnat qui exporte beaucoup de joueurs, la solution la plus immédiate peut aussi passer par davantage de ventes pour équilibrer les comptes.
Cette pression pourrait modifier le mercato brésilien de deux manières. D’abord en rendant plus difficile la conservation de joueurs aux salaires élevés. Ensuite en diminuant la capacité de certains clubs à rapatrier des internationaux ou à concurrencer les offres venues du Moyen-Orient, de MLS ou d’Europe. Les structures les plus dépendantes d’un seul grand contrat commercial seront naturellement plus vulnérables que celles dont les revenus sont davantage diversifiés.
Le gouvernement présente l’interdiction comme une réponse à un problème de santé publique et refuse l’argument selon lequel la mesure mettrait en danger le football national. Pour les clubs, le débat est désormais très concret : les contrats qui disparaissent devront être remplacés dans des délais courts. Le véritable impact se lira donc moins dans les déclarations des prochaines semaines que dans les budgets 2027, les ventes de joueurs et la capacité des équipes à maintenir leurs effectifs.
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