Les arrêts cardiaques sur le terrain sont rares mais toujours dramatiques. La première prévention passe par un bilan cardio régulier pour tous les sportifs de compétition et les entraîneurs très sollicités physiquement. Les sociétés de cardiologie recommandent au minimum un interrogatoire médical, un examen clinique et un électrocardiogramme de repos, surtout chez les moins de 35 ans qui peuvent avoir des maladies cardiaques héréditaires silencieuses. Après 35–40 ans, il est conseillé d’ajouter des tests d’effort et un bilan des facteurs de risque classiques tabac, cholestérol, hypertension, diabète.
Sur le terrain, la clé est la préparation et la réaction rapide. Chaque club ou centre sportif devrait disposer d’un défibrillateur automatisé externe (DAE) en accès facile, avec du personnel formé aux gestes qui sauvent massage cardiaque et utilisation du DAE. Plusieurs études montrent que la prise en charge dans les 3 à 5 premières minutes augmente fortement les chances de survie après un arrêt cardiaque. Les entraîneurs, souvent premiers témoins, doivent être capables de reconnaître les signes d’alerte malaise brutal, perte de connaissance, absence de respiration normale et d’alerter immédiatement les secours.
La prévention passe aussi par la gestion de la charge d’entraînement et du mode de vie. Éviter les surcharges d’effort, respecter les temps de récupération, ne pas s’entraîner malade, surveiller poids, sommeil et alimentation réduit la fatigue cardiaque. L’interdiction absolue du dopage et de l’automédication (stimulants, brûleurs de graisse, produits “pour tenir”) est également un point central, car de nombreuses substances augmentent le risque de troubles du rythme. Pour les sportifs comme pour les coachs, le bon réflexe est simple dès qu’un essoufflement inhabituel, une douleur thoracique, des palpitations ou des malaises répétés apparaissent il faut arrêter l’effort et consulter rapidement un médecin.



