À moins de deux mois du coup d’envoi, l’organisation de la Coupe du monde 2026 suscite de plus en plus de critiques. Les griefs visent surtout les prix jugés excessifs pour les billets et les transports, avec un cas très commenté dans la région de New York où le trajet aller-retour en train vers le MetLife Stadium a été fixé à 150 dollars. La FIFA a elle-même dénoncé ce tarif, estimant qu’il risque de décourager des supporters et de compliquer la logistique autour du tournoi.
La billetterie alimente aussi la polémique. Gianni Infantino a dû défendre publiquement une politique tarifaire très attaquée, alors que certains tickets sur le marché secondaire atteignent des montants spectaculaires pour plusieurs matches du tournoi, y compris la finale. Cette situation nourrit l’idée d’un Mondial de moins en moins accessible au grand public.
Le climat est devenu encore plus tendu avec le bras de fer entre la FIFA et des responsables politiques américains sur la question des coûts de transport. Du côté du New Jersey, les autorités refusent que le contribuable local absorbe la facture logistique, tandis que la FIFA répond qu’une telle hausse nuit directement à l’expérience des fans et aux retombées attendues pour la région.
Pour autant, parler de fiasco généralisé reste encore excessif à ce stade. Il s’agit surtout d’un tournoi très critiqué sur plusieurs points sensibles avant son lancement, avec des inquiétudes réelles sur l’accessibilité, les coûts et la récupération politique de l’événement, notamment autour de la place prise par Donald Trump dans la séquence médiatique. La Coupe du monde 2026 n’a pas commencé, mais elle arrive déjà sous forte pression.




