La blessure d’Hugo Ekitike replonge l’équipe de France dans un scénario qu’elle connaît trop bien. Victime d’une rupture du tendon d’Achille avec Liverpool, l’attaquant français manquera la Coupe du monde 2026 et rejoint une liste douloureuse de joueurs tricolores contraints de renoncer au plus grand rendez-vous à cause d’un pépin physique. Avant lui, des noms marquants comme Robert Pirès en 2002, Djibril Cissé en 2006, Franck Ribéry en 2014, puis Karim Benzema, Paul Pogba, N’Golo Kanté, Mike Maignan, Christopher Nkunku ou Presnel Kimpembe en 2022 avaient déjà vécu la même désillusion.
Chaque génération française a donc connu son ou ses grands absents. Certaines blessures ont laissé une vraie cicatrice dans l’imaginaire collectif, comme celle de Cissé juste avant l’Allemagne 2006, celle de Ribéry avant le Mondial brésilien ou encore celle de Benzema à la veille du tournoi au Qatar. Dans ce registre, la France a souvent dû réinventer ses plans au dernier moment, parfois avec succès, parfois avec de vrais regrets.
Le cas Ekitike est particulièrement cruel car il arrivait lancé, avec une vraie dynamique en club et une place qui semblait grandir chez les Bleus. À 23 ans, il avait tout pour vivre son premier grand tournoi dans la peau d’un joueur capable d’apporter vitesse, profondeur et efficacité. Au lieu de cela, il rejoint malgré lui cette liste de talents français stoppés net juste avant le Mondial.



