Après dix journées de Serie A, la Fiorentina vit un véritable cauchemar. Dernière du championnat avec zéro victoire, quatre nuls et six défaites, la Viola vient encore de s’incliner à domicile 1–0 contre Lecce, sous les sifflets d’un Artemio-Franchi résigné. Avec seulement sept buts marqués pour seize encaissés, le club affiche sa pire entame depuis la saison 1977-1978 et a déjà laissé filer un wagon de points dans la course au maintien. Les premières mi-temps sont catastrophiques, l’équipe subit, concède trop d’occasions et ne réagit qu’une fois menée, sans réussir à renverser la vapeur.
Cette spirale négative a fini par coûter son poste à Stefano Pioli, remercié au début du mois de novembre après plusieurs réunions d’urgence avec la direction. Les supporters, qui espéraient au minimum une place européenne après les investissements de l’été, assistent à une succession de prestations sans idées ni caractère, malgré un effectif loin d’être ridicule sur le papier. Le prochain entraîneur héritera d’un groupe en plein doute, d’un calendrier chargé et d’un club déjà sous pression comptable. À Florence, l’heure n’est plus aux discours, mais à une réaction immédiate si la Fiorentina veut éviter une saison passée à se battre pour sa survie.



