Certains matchs ont basculé dans l’horreur, rappelant que le football reste un sport où le corps est poussé à l’extrême. Le cas le plus connu est celui du Camerounais Marc-Vivien Foé, victime d’un arrêt cardiaque et décédé à 28 ans lors de la Coupe des Confédérations 2003, en plein match contre la Colombie. Le choc avait entraîné une émotion mondiale et relancé les débats sur le suivi médical des joueurs.
Quelques mois plus tard, en 2004, le Hongrois Miklós Fehér (Benfica) s’effondre sur la pelouse lors d’un match de championnat au Portugal et décède peu après, malgré l’intervention rapide des secours. En 2012, l’Italien Piermario Morosini (Livourno) meurt lui aussi d’un problème cardiaque pendant un match de Serie B. Ces drames ont conduit à généraliser la présence de défibrillateurs, à renforcer les examens cardiologiques et à mieux former les staffs aux gestes d’urgence.
Plus récemment, certains joueurs ont survécu mais les images ont marqué les esprits : Fabrice Muamba (Bolton) en 2012 en Angleterre, puis Christian Eriksen lors de l’Euro 2021, tous deux réanimés sur la pelouse. Ces événements ont encore accéléré la mise en place de protocoles médicaux stricts et de contrôles plus poussés, preuve que chaque drame pousse le football à mieux protéger ses acteurs.



