Plusieurs sélections africaines dénoncent une surcharge devenue « intenable » dans le calendrier international, après une décision qui a mis le feu aux poudres avant la CAN au Maroc. En réduisant la période obligatoire de mise à disposition des joueurs, les sélections se retrouvent avec moins d’une semaine de travail complet avant le début du tournoi, un délai jugé insuffisant pour préparer un événement de cette importance.
Dans les staffs, le constat est le même. Des sélectionneurs comme Gernot Rohr (Bénin) ou Patrice Beaumelle (Angola) parlent d’une préparation « au bricolage », tandis que Tom Saintfiet (Mali) dénonce un manque de respect et rappelle l’inégalité de traitement quand les compétitions africaines se retrouvent compressées pour s’adapter aux contraintes des clubs. Le problème est particulièrement aigu pour les équipes dont l’effectif est majoritairement basé en Europe, avec des rassemblements écourtés, des amicaux annulés et une cohésion tactique difficile à construire en quelques séances.
Au-delà de cette polémique, les fédérations pointent un enchaînement de fenêtres FIFA, de compétitions continentales et d’exigences des clubs qui étouffe les sélections. Elles demandent des périodes réellement protégées, des règles de libération respectées sans exceptions répétées, et une meilleure coordination entre FIFA et CAF afin que la CAN et les matchs de qualification ne soient plus traités comme une simple variable d’ajustement. Dans un calendrier déjà saturé, la crainte est claire la qualité sportive et l’équité entre nations risquent d’être les premières victimes.



