Dimanche, lors du nul 0-0 entre Toulouse et Le Havre pour la 11e journée de Ligue 1, Aron Dönnum a déclenché une tempête médiatique. Dans le temps additionnel, l’ailier norvégien du TFC a été filmé en train d’agiter la main devant son nez en direction du Havrais Simon Ebonog, comme pour signifier que son adversaire « pue ». Un geste immédiatement interprété comme à connotation raciste par plusieurs Havrais, dont l’entraîneur Didier Digard et le directeur sportif Mathieu Bodmer, qui ont parlé d’un comportement « dégradant » et « inadmissible » et réclamé une sanction exemplaire.
La commission de discipline de la LFP s’est saisie du dossier et a convoqué Dönnum. Selon les barèmes en vigueur, il risque jusqu’à dix matches de suspension si le geste est qualifié d’« agissement discriminatoire ». Du côté du Havre, le président Jean-Michel Roussier a toutefois tenu à calmer le jeu, estimant que le geste reste « inacceptable » mais qu’il ne souhaite pas porter plainte et que, pour son club, « le sujet est clos ».
À Toulouse, les coéquipiers du Norvégien sont montés au front pour le défendre, affirmant que leur partenaire n’est « pas raciste » et que son intention n’avait rien à voir avec la couleur de peau d’Ebonog. Reste que cette séquence relance le débat sur les limites à ne pas franchir sur un terrain de football, à l’heure où la Ligue affiche une tolérance zéro envers toute forme de discrimination. La sanction qui tombera dans les prochaines semaines dira jusqu’où les instances sont prêtes à aller pour dissuader ce type de geste, qu’il soit raciste dans l’intention ou simplement profondément irrespectueux.



